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PLAN DE CARRIÈRE ET NIVEAUX

Le métier du conseil tel que nous le pratiquons est fondé sur l’apprentissage et la progression permanente. Notre objectif est que les consultants de Mawenzi Partners aient acquis en quelques années :

  • Les savoir-faire techniques du métier, notamment analytiques

  • La capacité de jugement pour traiter des situations complexes

  • L'envie de résoudre les problèmes de nos clients

Pour cela, 6 grades existent et la progression de chacun dépend exclusivement de ses performances individuelles à la fois sur missions auprès des clients mais également au sein du cabinet.

 
ASSOCIÉ

Garantit la qualité des missions et le développement du cabinet

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DIRECTEUR

Est le maillon clé de la relation avec un client

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MANAGER

Dirige un projet

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SENIOR CONSULTANT

Dirige un ou plusieurs chantiers et peut encadrer

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CONSULTANT

Est autonome pour conduire des actions ou un chantier

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ANALYSTE

Apprend les savoir-faire fondamentaux du métier

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Mentoring
et évaluation

MENTORING ET ÉVALUATION

A l’origine, Mentor est dans la mythologie grecque un ami d’Ulysse et le précepteur de son fils Télémaque dont le but est de le faire grandir en l’absence de son père…

Par extension, chez Mawenzi Partners, le mentor est un associé ou un directeur qui suit le consultant tout au long de sa carrière, donnant des conseils éclairés, partageant son expérience, et apportant un soutien juste et bienveillant. Tous les consultants ont un mentor avec des rythmes de rencontre officiels ou informels fréquents.

Un système d’évaluation systématique
et objectif est mis en place avec :

  • Une évaluation de la performance à la fin de chaque mission par le manager

  • Une revue bi-annuelle de la performance de l’ensemble des consultants pour permettre à chacun de connaître sa progression, ses points forts et ses points de développement pour le semestre suivant.

  • Deux temps d’échanges avec le mentor sur les performances passées et les attentes futures

Les principaux axes évalués
lors de ces revues sont :

  • L’Analyse et recherche

  • La structuration et la résolution de problème

  • La Gestion de projet

  • La Communication

  • La Relation client

  • Le Comportement professionnel

FORMATION

La formation est au cœur du développement des consultants. Au-delà de l’apprentissage indispensable sur mission et auprès de nos clients, une formation « technique et comportementale » est indispensable à la progression de nos consultants.

Un programme de formation exigeant a été développé mélangeant des formations internes dispensées par des consultants expérimentés et des formations externes animées par des professionnels.

Les modules de formation sont bien sûr adaptés à chaque grade :

  •  Un jeune consultant pourra suivre par exemple les modules de : « Structuration et impact du message à l’écrit », « Vie sur projet », « Analyse stratégique et financière », « Métaplan et animation d’ateliers », etc…

  •  Des consultants plus expérimentés seront formés sur « La prise de parole en public (cours en théâtre) », « Le management », « Le décryptage de la communication client », etc…

  •  Aux managers et directeurs seront proposées des formations ad-hoc liées aux problèmatiques qu'ils ont à traiter pour leurs clients et dispensées pâr des experts externes : par exemple sur la « Stratégie prix » ou l'« Innovation marketing ».

What is your job ?

Tout a commencé en Août dernier. Je profitais alors de mes 3 semaines de congés bien méritées, après deux mois et demi de dur labeur, sur un bateau de pêcheur qui faisait du cabotage le long des côtes de Lombok en Indonésie. Un après-midi, alors que mes amis dormaient afin de se reposer d’avoir trop dormi lors de leur sieste précédente, j’aperçus Captain’, qui n’était autre que le Capitaine du bateau (Conseil Mawenzi Partners : l’esprit de déduction est une vertu essentielle pour un consultant), sur le pont en train de regarder l’horizon, perdu dans ses pensées.

Petit, svelte, la quarantaine, moustachu, il avait une vraie gravité dans le regard, un peu à la manière d’Omar Sharif dans Tiercé Magazine. Je m’approchais de lui, et conscient que son niveau d’anglais lui donnait théoriquement la possibilité d’être remboursé à Wall Street Institute, je n’avais l’intention que de m’enquérir sur la composition du dîner. Je savais au fond de moi que le menu serait composé de riz nature, mais je sentais comme un besoin irrépressible de parler à cet homme si mystérieux.

Une fois l’approche alimentaire préliminaire passée, la discussion se prolongea pourtant, me faisant oublier la douleur que la position traditionnelle asiatique provoquait au niveau de mes adducteurs.

Il me parla de sa jeunesse d’enfant des rues, orphelin abandonné, esseulé dans les bidonvilles de Jakarta, de sa femme qu’il avait laissée seule à la ville pour venir travailler à l’année sur ce bateau et lui envoyer ses 90€ de salaire mensuel, de son toit qui fuyait, de la moto qu’elle devait faire réparer… ce qui me rappela que j’avais 2 mois de retard dans mon contrôle technique.

Il me dit néanmoins qu’il était heureux d’être sur ce bateau car il était seul et qu’il avait finalement de quoi manger. C’était du Zola dans le texte, avec moins de vocabulaire certes, mais j’étais noué par l’émotion, réalisant à quel point la distance qui nous séparait, lui et moi, sur la pyramide de Maslow, n’en était pas une en terme de bonheur… (Conseil Mawenzi Partners : faire une pause dans votre lecture pour apprécier la profondeur de cette phrase) J’étais perdu dans mes pensées, en train de m’imaginer rester vivre en mer et prendre un bungalow sur la plage dans lequel nous irions avec Captain’ le week-end, et puis de passer ma vie là, à regarder l’océan avec lui, quand il m’interrompit, qu’il me posa la question qu’il ne fallait pas me poser à cet instant, celle qui allait gâcher sans prévenir ce moment de fusion intense avec la mer (à 30 € la journée certes)…

« Badi ba gob » ! Je ne compris pas. Puis il répéta « What is your job ? »

Wooww… un silence passa … il dura, ce qui ne parut guère le déranger, il était plutôt solitaire… Je profitais de sa non-formalisation pour tenter d’élaborer une réponse… comme soufflé … comme un Poilu avant Verdun, comme le Liechtenstein qui joue contre l’Espagne… comme un Jean-Michel Bailey… sans aucun espoir…

Comment pouvais-je dire à ce brave homme qui venait de me raconter par le menu ses souffrances et ne savait ni lire ni écrire, que j’étais actuellement consultant en stratégie a sein du cabinet Mawenzi Partners ? Que notre cabinet proposait à ses clients multi sectoriels d’apporter une expertise et des solutions pour les accompagner dans leurs problématiques stratégiques, marketing et commerciales. Qu’en gros je participais à la création de valeur … Non, impossible… Je me suis dit qu’il connaissait le Kilimandjaro… sûrement pas.

J’ai été confronté à ce qu’on peut appeler un gros moment de solitude existentielle, de questionnement sur ma place dans l’univers. Que pouvait bien signifier le fait de faire un job que j’étais incapable d’expliquer à 80% de la planète ? Quel était mon rôle au sein de cet enchevêtrement de connexions qui faisait la terre ? Je vivais cette négation forcée de ce que j’étais comme une déchirure : même s’il venait vivre avec moi à Paris, je ne signifiais rien pour Captain’, alors qu’il était mon ange gardien sur ce bateau.

Je m’éclipsais lentement, le laissant sans réponse, même si celle-ci lui importait peu, et parti lire Nietzsche pour me remonter le moral. Par la suite, le temps aidant, je retrouvais peu à peu le sourire, bercé par les vagues et la vie paisible à bord. Mais un événement vint définitivement balayer mes doutes deux jours plus tard. Alors que nous voguions vers Gili, notre port d’attache, nous fumes pris dans une tempête de force 8 sur l’échelle de la peur. Nous devions jeter l’ancre mais des vagues gigantesques nous en empêchaient.

Je restais blotti dans la cabine de pilotage, sentant ma dernière heure arriver, me rassurant en me disant que Mawenzi Partners m’avait souscrit une assurance décès qui mettrait ma mère à l’abri du besoin.

Et là, alors que la situation semblait désespérée, Captain’, dans un geste de bravoure insensé, sauta à l’eau pour libérer la chaîne de l’ancre qui était bloquée. Le seul hic était que Captain’ ne savait pas nager, il ne savait pas nager !

Après de longues secondes d’attente, dans un état de stress que je n’avais pas eu depuis la présentation de mon dernier livrable à notre cliente Mme F (Conseil Mawenzi Partners : ne jamais dévoiler le nom du client), Captain’ réapparut et se hissa sur le pont à bout de forces.

A ce moment-là, Cédric, notre guide français, le regarda, et lâcha sur un ton laconique cette phrase qui voulait tout dire : « Tu vois, le problème avec Captain’, c’est qu’il pense au moment présent, mais pas au moment d’après… »

Et là, la lumière fut. Je compris tout. Je regardais cet homme allongé sur le pont, trempé, et pendant qu’il se relevait, tout prit forme : mon métier, c’était justement de penser au moment d’après ! De faire que le moment présent de Captain’ ait été mon moment d’après dans le passé ! C’était ça la valeur ajoutée que les consultants apportent au monde. C’est leur anticipation des choses qui fait que des gens comme Captain’, qui n’ont pas eu la chance d’accéder à l’éducation et aux privilèges, n’auront pas, eux, à s’encombrer du moment d’après. Bon certes, parfois il est important d’y penser, sinon on risque de se noyer. Pour autant, le fait d’avoir une vision, de penser prospectif, d’anticiper, est une chance, le fait de l’exploiter tous les jours, un privilège.

Après avoir été vérifié que mon IPhone de fonction n’était pas trempé, je partis le réconforter. Et malgré l’admiration et la tendresse que j’avais pour cet homme, je ne pus lui expliquer ce que j’avais ressenti, mais à mon sourire, il sut que répondre à sa question ne me faisait plus peur…

Au moment où vous lisez ces lignes il y a donc quelqu’un, entre Bali et Lombok, assis sur le pont de son bateau, pieds nus, en train de regarder la mer, de manger ou de pêcher, bien loin de se douter qu’à des milliers de kilomètres de là, un jeune consultant vient de consacrer deux heures, dans un bureau parisien, à écrire sur lui, et au-delà de toutes leurs différences, sur ce qu’il lui a apporté.

"Merci à David Boujo"