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    Feb. 2019

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Produire en France les automobiles de demain pour le Secteur Automobile

La semaine dernière, Emmanuel Macron a présenté les conclusions de la mission Mosquet-Pélata portant sur l’attractivité de la France pour le secteur automobile. Si l’attention s’est surtout concentrée autour du véhicule électrique et de l’« Airbus des batteries, » le rapport comporte aussi des mesures importantes pour le déploiement en France du véhicule autonome, avec pour objectif affiché de « faire de la France le pays le plus en pointe en Europe en matière d’accueil du véhicule autonome et rendre possibles dès cette année toutes les formes d’expérimentations, puis, à l’horizon 2021, les circulations en vraie grandeur, y compris pour les plus hauts niveaux d’automatisation. » La mobilité est l'une de nos plus fortes expertises chez Mawenzi Partners, et trois points du rapport nous paraissent particulièrement intéressants en ce qui concerne le véhicule autonome :

  1. Les expérimentations locales dans une logique territoriale de mutualisation des besoins et retours d’expérience. Ce premier point rejoint les enseignements d’une étude sur le véhicule autonome publiée en 2017 par Mawenzi Partners. La démocratisation des usages liés aux véhicules autonomes passera effectivement par leur expérimentation en local, et le rapport de mission gouvernemental comme notre étude en donnent des exemples très concrets, en France et dans le monde. Plus précisément, voici quelles étaient (et quelles sont toujours) nos convictions – nous aurons également l’occasion d’y revenir dans une nouvelle étude que nous publierons très prochainement sur la mobilité urbaine de demain :

Le déploiement du véhicule autonome ne fait plus aucun doute. Les expérimentations en conditions réelles augmentent à travers le monde avec différents acteurs qui cherchent à prouver l’efficacité de leur technologie et à favoriser l’apprentissage de véhicules via l’Intelligence Artificielle. […] Dès aujourd’hui, les navettes autonomes évoluent sur des sites dédiés : sites fermés publics (aéroport, salons, …) ou privés (usines, …), ou bien sur des lignes dédiées. A partir de 2020-2021, certaines villes investiront fortement dans les robotaxis pour optimiser leur transport public, en priorité dans les centres-villes pour les revaloriser et en périphérie pour améliorer l’accès aux hubs de trafic. […] Après l’essor du robotaxi dans les villes, les freins clients liés au véhicule autonome devraient s’éteindre et les constructeurs automobiles auront mis en place des lignes de production pour des véhicules à usage privé qui seront alors déployés sur l’interurbain et les autoroutes. Les différents modèles évolueront et coexisteront pendant de nombreuses années, comme l’illustre le schéma ci-dessous.

Schémavoitureautonome

 

  1. L'accompagnement de la R&D sur la filière, et notamment la certification des algorithmes : ce sera effectivement la clé de l'efficacité du transport, en proposant grâce à l’intelligence artificielle le bon modèle économique pour la bonne expérience client :

L’intelligence artificielle fait partie intégrante du robotaxi qui optimisera le déplacement partagé en analysant toutes les données de son environnement.

  1. La connectivité des axes de transport pour les systèmes de transport intelligents coopératifs : c’est en effet un gage d'apprentissage par la collecte et l'analyse de la data, mais aussi de sécurité des nouvelles formes de mobilité autonomes. Et cela rejoint encore les conclusions de notre dernière étude sur le sujet :

L’arrivée du véhicule autonome se fera en milieu urbain sous la forme d’une nouvelle solution de mobilité : le robotaxi. A l’heure actuelle, aucun acteur ne semble être en mesure de pouvoir gérer seul une offre complète de robotaxis et des partenariats se nouent entre de nombreux grands acteurs qui cherchent à se positionner sur l’ensemble de la chaîne de valeur en expérimentant différents modèles actuellement. Son déploiement à grande échelle, prévu à partir de 2021, donnera lieu à une phase de transition à fort enjeu et aura des impacts majeurs pour plusieurs types d’acteurs qui doivent dès maintenant évaluer les conséquences de ce déploiement sur leur business model. Les axes de travail de ces acteurs pour les prochaines années s’articulent autour de 4 thèmes : démarche d’innovation services et produits, stratégie de partenariats, expérience client B2C, et nouvelle organisation interne.

 

Pierre-Eric Perrin, Associé Fondateur

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